novembre 24th, 2012 9 h 50 min

Les modes dit d’églises persistant dans de nombreuses cultures,  le terme disparition  est exagéré et ne concerne que la musique tonale qui s’est progressivement réduit a deux mode principaux Majeur et mineur  (bien qu’il y ait en fait 3 modes mineurs )

  1. Mélodique ascendant
  2. Mélodique descendant
  3. Harmonique

Il y a de nombreuses raisons qui ont mené à la disparition des modes.

 

    • Une des principales raison provient de l’évitement du  triton F-Bdans les polyphonies en abaissant B,qui devient Bb, ou transformant  F en F#.
    • La seconde raison vient d’une règle de contrepoint : Un consonnance imparfaite (tierce ou sixte) suivie par une consonnance parfaite doit contenir un ton dans une partie et un demi ton dans l’autre.

      A ou B sont meilleurs que C 
    • Avec 3 parties nous obtenons la cadence à double sensible avec 2 types principaux
    •  

      1-La cadence de Machaut :Le demi ton est à  la partie supérieure
      et le ton à la  Basse : Une variante  ajoute une cambiata (le SI) formant la  cadence de Landini.


2-La cadence Phrygienne :Le ton est à la partie supérieure et le demi ton à la basse

Le troisième facteur  est le mouvement de quinte descendante qui crée dans la cadence à double sensible une dissonance de 7ème interdite.

D’où la naissance de la cadence parfaite : La  tierce majeure  se résout sur l’octave avec mouvement de quinte de la basse .

Les adaptations  nécessaire  pour éviter la dissonances  entraîne la disparition des mode de Fa et de Sol au profit du mode de Do

 

Pour résumer nous voyons que la cause principale de l’effacement des modes  est l’essor de la polyphonie et sa lente évolution.

    • Xème siècle -les mélodies sont  accompagnées de quartes ou quintes parallèles(organum) ou de tierces et sixtes en Angleterre (gymel)
    • XI ème siècle- La mélodie commence et finit avec la même note (nommée finale, notre tonique) et accompagnée par un mouvement oblique commençant et finissant par un unisson précédé d’une seconde majeure.
    • XI-XIIème siècle- Introduction du mouvement contraire, de la seconde majeure comme dissonance précadentielle , et de la  quinte ajoutée à  la tonique

La tierce est dorénavant une consonance imparfaite (précédemment dissonante)

    • XIIIème siècle-  Apparition de la cadence à  double sensible selon les règles de contrepoint édictées par Jean De Murs). L’accord final n’a pas de tierce.

Les consonnances (8-5-4) apparaissent régulièrement au début de chaque « perfection » (groupe of 3 breves)
Entre les groupes, il y a des notes non harmoniques en valeur courte.
L’Ars Nova renonce aux modes rythmiques: les consonances peuvent apparaître sur les temps faibles

    • XIVième siècle La tierce est incluse dans l ‘accord de quinte sauf en position finale .  Apparition du mouvement V-I à  la basse et le mouvement VII(brodé avec échappée) -I au soprano.(7-6-1)
    • XVième siècle :la musique instrumentale prend la conquête de l’espace sonore avec les marches non modulantes sur chaque degré. La tierce apparait sur l’accord final et complète la cadence authente .

XVI-XVIIème siècle: Période de grand changement avec multiplication des altérations ;l’approche des consonances par demi ton aboutit à  la division de l’octave par 12; les polyphonies dépassent alors l’octave rendant impossible la distinction entre les formes authentes et plagales -autre cause de disparition des modes.

  • Adoption du système de Zarlino avec les tierces pures et les quintes fausses qui induit des nouvelles règles de contrepoint telles que l’interdiction des quintes directes et les changement des règles concernant les tierces et sixtes qui deviennent des consonances parfaites

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