Tonalités et instruments transpositeurs

La plupart des problèmes de transposition ont été résolus avec l’apparition des logiciels mais certains persistent comme le choix de la tonalité de l’oeuvre en fonction des instruments ou du choix des instruments en fonction de la tonalité de l’oeuvre, raison de ce blog.

La transposition est en fait une simple translation du cycle des quintes. On peut donc imaginer une sorte de règle à calcul avec une partie fixe  (jaune) qui donne la tonalité de la pièce et une partie coulissante (bleue) qui donne la tonalité de l’instrument .

Ainsi si  je veux écrire une partie pour mon piccolo (obsolète) en Db  d’une mélodie en Bb (2b )

Je place le C de l’instrument en face du Db(tonalité de mon piccolo) et lit la tonalité  (A) de l’instrument(bleue) correspondant  à la tonalité de la pièce-Bb (en jaune)

piccolo

 

L’intérêt  de cette méthode n’est pas évident lorsqu’il s’agit d’un instrument isolé mais  devient précieux lorsque l’on veut utiliser plusieurs instruments transpositeurs.

Avant tout rappelons que l’écriture se cantonne aux tonalités comprises entre Cb(7b) et C#(7#) pour garder une  relative lisibilité; au delà on utilise l’enharmonie.

tonlinst

 

Les zones « interdites » sont en rouge mais l’enharmonie est également souhaitable pour  d’autres tonalités  d’exécution difficile .

Par exemple supposons une pièce en Ab Maj (4b)

avec une clarinette en A  on aurait 7b  à la clef

Il vaut mieux utiliser une clarinette en Bb (2b) à la clef

resc

mais si on doit garder la clarinette en A  on choisira l’écriture enharmonique en B Maj (5#)

 

Voici un tableau de correspondance. On oublie la notation classique des double- bémols et double- dièses et on suppose un nombre illimité de dièses ou bémols à la place.

On notera qu’il s’agit du complément de 12.

enharm

 

Équivalence avec les double-dièses

dobleeqv

 

Notez le sens inverse de la croissance des dièses et bémols